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V.I.T.R.I.O.L.

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1 V.I.T.R.I.O.L.
743 lectures
2 Atavhystérie
772 lectures
3 Priape
235 lectures
4 Anima Exhalare
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MP3 : Tératologie / Anima Exhalare (2007)

Tératologie / Anima Exhalare (2007)

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  • Titre : Anima Exhalare
  • Album : Tératologie
  • Année : 2007

Paroles :

J'aurais dû ressentir la détresse dans ta chute, ce déniement, ton refus de la vie qui nous lia par dépit.
Je comprends, ressens l'addiction qui te boit vers le fond, elle court en moi, m'attire vers moi.
Sans la voix, le dialogue est plus audible et seul reste ta main, ses écrits qui finalement remplaceront tes cris.
Une odeur de chair se dispute au parfum, prend possession de l'air.
Violemment aspiré par ce trou béant, il me regarde, atone, et me lance « maintenant ou jamais ».
Tous ces mots que nous n'avons jamais pu dire s'échangèrent dans le silence par les regards de nos deux êtres fissurés.
Doux moment, douce maman...
Sans faiblir, l'animadversion alimentait ce désir furieux de contempler enfin un spectacle commun.
Maintes fois, j'ai écrit un scénario implacable.
Chaque soir l'habit du malheur s'ajustait, inavouable.
Le temps, son ½uvre, ne laisse de ces sombres heures que des flashs intercalaires de cet enfer effrayant qui nous brisa tous.
Des flots d'éthanol corrosif brûlaient tes choix, voilà ce qu'il me reste de toi, une lente lumière chaude d'un soleil froid, ces rares instants profonds de communion voilant l'inévitable destruction.
Longtemps il n'est resté des ténèbres qu'une envie impatiente de partir, de grandir abandonner l'antre imprégnée de fumée, baignée d'alcool, briser les chaînes du passé, créer l'irréel.
Mon idéal viscéral perdu dans les abysses d'une obscurité absolue ces doux accords dissonants de mélancolie, stridents, exhumèrent mon cadavre de l'ennui.
Nu face au monde, l'asphyxie paraît naturelle, artérielle.
Les âges peuvent courir, l'expérience nourrir, les ressentiments pourrir, les textures atonales et le temps donnent une chance de guérir.
L'insecte qui pullule, grignoteur de cellules, engraissé par l'abus, menaçant de mille somations, te dévora.
Emprisonné dans ta gorge, la bête affamée se referma.
Te voilà maintenant parmi les nôtres, ma mère bienveillante, apaisée aux côtés de ceux qui nous construisent.
Engrandissent, ceux qui nous ont appris à dominer cette sinistre folie atavique qui nous étreint toi et moi.
Nous n'aurons pu faire connaissance que sur la fin, ces dernières heures muettes avant le départ, gorgées de sourires délicats, d'attention, ces souffles de compréhension ont gravé à jamais ma mémoire.
Je n'ai pu goûter que si peu à tout ça, c'est si dur, ça me manque.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 18:01

MP3 : Tératologie / Priape (2007)

Tératologie / Priape (2007)

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  • Titre : Priape
  • Album : Tératologie
  • Année : 2007

Paroles :

Tu l'as senti.
Son souffle fin file et fuit entre tes mains.
Fade pourpin glissant sous vos draps de demain.
Les singes vont et viennent dans ta tête.
Et se ploient sous vos lits de cachette.
Les tueurs aspermes léchant leurs verges.
En sors l'enfant des moteurs liberticides.
La vois-tu malade dans tes exercices de génisse ?
Princesse étouffée ne vêlera pas pour toi.
Elle détresse ses cheveux de promesse.
Rapièce sa bouche juste sous ses yeux.
Lisa se ment, Lisa s'offrant pour lui se vend.
S'évapore, il est fort sans effort, l'éblouit de folie.
Déplie l'ataxie, Lisa souffrant pour lui se vend.
Lisa se ment, son corps se tord, globuline s'évapore.
Elle, belluaire se rend.
Sphère nucléole implose et renonce.
La nécrologe fermente l'horloge des fous.
Oblique tes muscles, la peur n'existe plus.
Ravage les silences laryngés, sature les cordes.
Libère les latences et délie les réponses.
Rachète ta saoule destruction ton premier exorde.
Le polaire soupirant, le poivre au sang.
Poitrail soumis, abâtardir les titans.
Ecoute, le juteux gosier se crève.
Goûte la son doux phénol, ton c½ur.
Cette fille, mon sang t'achèvera de bonheur.
Domine la saveur, avale son humeur, ses peurs.
Emasculer l'envieux.
Lisa se ment, Lisa s'offrant pour lui se vend.
S'évapore, il est fort sans effort, l'éblouit de folie.
Déplie l'ataxie, Lisa souffrant pour lui se vend.
Lisa se ment, son corps se tord, globuline s'évapore.
Elle, belluaire se rend.
Supplice d'un flirt avec l'éternel, lui ôter la vie.
Et si elle ne le fait pas, moi je le tuerais, je le tuerais.
J'arracherai sa peau, s'il le faut de mes dents.
Casserai ses os à l'arôme animal.
Sucer sa moelle, sublimer le mal.
Sublimer le mâle, savourer le mal, rallonger le râle.
Je me fous d'être cannibale.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 17:56

MP3 : Tératologie / Atavhystérie (2007)

Tératologie / Atavhystérie (2007)

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  • Titre : Atavhystérie
  • Album : Tératologie
  • Année : 2007

Paroles :

Papa nous emmèneras là où tu couches.
Papa nous emmènera là où tu pousses.
Papa nous emmènera là où tu souffres.
Pars pas sans moi, antimoral ne m'oublie pas.
Ne m'efface pas, dormir à côté de toi, pardonne-moi.
Aliénée, l'aliment des sangs, l'imbuvable embryon.
Lutéale, ton c½ur te fait souffrir, va défaillir.
Alitée, maintiens le plafond, le broyeur.
Alésée, consultée, l'amas de corps à l'intérieur.
Allaiter l'immangeable avorton, l'alléger de bonheur.
Annihiler le désir d'enfant revient souvent.
Annuler l'accouchée déjà maman.
L'éternel orage.
Intemporelle visite de ta chambre vide, je t'aime, je t'aime tout reste vide.
Intemporelle visite de ta chambre vide, je t'aime, je t'aime tu restes vide.
Aliénée, l'aliment des sangs, l'imbuvable embryon vomit du vent.
Corps axial veut des rêves axéniques avoués.
Maladie chronique, miroir hystérique, malade hystérique.
L'oocyte aussitôt couvé je ne me souviens plus.
Maladie chronique, miroir hystérique.
L'endémie f½tale rythmée, donnée par ses flux.
Malade hystérique mirage axénique maladie chronique.
Et l'étrange souffrance fore nos c½urs de rechute.
Miroir hystérique malaise endémique maladie chronique.
L'atavale obsession les dérange, l'abnégation perdure.
Mirage axénique miroir hystérique malade hystérique.
Ton mal est le mien, je te l'ai acheté de moitié pour que tu souffres moins.
Cette peur de vivre nous punit dans l'imaginaire.
Leurrant la peur de l'autre, souvent l'ennui profond nous terre.
D'une naissance arrive la mort alors tu vois mourir, mourir.
Alors tu vois, mourir ne s'apprend pas.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 17:51

Modifié le vendredi 07 décembre 2007 18:04

MP3 : Tératologie / V.I.T.R.I.O.L. (2007)

Tératologie / V.I.T.R.I.O.L. (2007)

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  • Titre : V.I.T.R.I.O.L.
  • Album : Tératologie
  • Année : 2007

Paroles :

Tes cris se hachent, ta vie se gâche à sucer l'ennemi.
J'ai peur de tomber pour ne plus jamais me relever.
J'ai peur de toujours te haïr et ma vie passe, je n'ai pas guérie.
Tu vois, je me lasse.
Fatiguée de t'entendre me dire comment vivre.
Fatiguées de porter ces sacs vides.
Fatiguée d'écouter parler ces gens qui s'ennuient.
Fatiguée d'écouter ces gens qui envient.
Fatiguée d'écouter ces gens, je devrais m'allonger.
J'ai peur de dormir et ne plus jamais me réveiller.
J'ai peur de chaque soir, devoir encore y croire.
Des pleurs de panique, visage poncé.
Terreur en heure creuse, chaque jour me semble un peu plus court.
Chaque minute inutile, chaque jour me coulé plus profond qu'il me soûle.
Je n'ai plus le temps.
Ruine et couds nos c½urs déchirés, mutilés par tes soins.
Je n'aurais jamais, jamais pensé t'abîmer, renoncer.
J'abandonne, mes bras lâchent de te voir tellement vrai, tellement toi.
Prête à tout perdre pour garder ta chimère, son fantôme.
Je me hais, je me suis trompée.
J'irais trouver ma force dans la haine que tu allaites.
Coller mes mains sur ton c½ur de ranc½ur.
En extraire l'âcre suicide.
Serrer mes poings sur ton c½ur de ranc½ur.
En vider l'âpre liquide d'humeur.
Défigurée d'acrimonie facile, te voilà laide de vivre.
Affamée de souhaits, trop d'appétits.
D'excitation hostile, te voilà raide, avide, affalée.
Trop d'appétits ma fille, je pourrais bien finir par te faire vomir.
Encore combien d'années, combien de temps.
Rien ne sera plus jamais comme avant.
Combien de fois au fond de toi, combien de fois.
Ta vérité ma détestée.
Rien ne sera plus comme avant.

# Posté le vendredi 07 décembre 2007 17:43

Modifié le vendredi 07 décembre 2007 18:05